SunWukong's Blog

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vendredi 8 mai 2009

Problèmes de souris dans les jeux basés sur OpenGL

Urban Terror, Tremulous et tant d'autres jeux sont d'excellents défouloirs.

Malheureusement, j'avais un problème constant au lancement de ces jeux : le curseur de souris avait des mouvements incohérents, en général se calant sur la gauche ou la droite de l'écran et ne bougeant plus que verticalement.

Google a été mon pote une fois de plus, mais la recherche a été longue. Alors autant mémoriser ici la solution :

# Règle le problème de souris dans les jeux OpenGL
export SDL_VIDEO_X11_DGAMOUSE=0

And this might help other fellows as well searching with the right keywords : opengl game linux mouse problem xinerama nvidia

And now, back to game :-)

dimanche 1 février 2009

Compiler Code::Blocks

Code::Blocks est un environnement de développement orienté C++, multi-plateforme, qui supporte de nombreux compilateurs parmi lesquels GCC/MingW, MSVC, Open Watcom, etc… Cet IDE est lui-même sous licence GPL v3.

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dimanche 27 juillet 2008

Gérer Cups via son interface web

Le gestionnaire d'impression libre et à sources ouverts CUPS qui équipe une majorité de systèmes Unix (dont les Apple Mac OS X, bien que Apple le passe sous silence) offre une interface web pour sa configuration. Sous Ubuntu, l'accès à une option de configuration (et donc d'administration) provoque l'ouverture d'une boite de dialogue dans laquelle l'utilisateur doit indiquer ses informations d'authentification. Problème : l'accès est refusé !

La solution : elle est simple et c'est la bonne nouvelle :-). Mais s'il y a une bonne nouvelle, c'est qu'il y en a une de moins bonne.

Comment faire alors ? Et bien il suffit de rajouter « cupsys » sur la ligne « shadow » dans le fichier /etc/group, tout simplement. L'édition de ce fichier de configuration se fait en tant qu'administrateur de la machine c'est à dire via sudo, kdesu ou gksudo, suivant que l'on utilise la console, KDE ou encore GNOME. Une fois le fichier sauvegardé, il convient de stopper et de relancer le gestionnaire d'impression pour qu'il relise la nouvelle configuration. En ligne de commande, cela se fait avec la commande :

 $ sudo /etc/init.d/cupsys restart

Ceci fait, on peut désormais administrer Cups via son interface web sur http://127.0.0.1/631

Et la mauvaise nouvelle ? Toute solution de facilité en terme de sécurité induit forcément une augmentation du risque. La solution mise en œuvre ici n'y coupe pas et c'est sûrement pour cette raison que l'administration de Cups via un navigateur n'est pas autorisée par défaut. Néanmoins, dans le cadre d'un réseau domestique…

Remarque finale : Pourquoi un Kubuntiste utiliserait-il l'interface web de Cups alors que KDE possède une sympathique application de configuration permettant d'ajouter une nouvelle imprimante avec une main dans le dos et quelques clics ? Et bien parce que, plantage après plantage, au même moment de l'installation, à savoir le tout dernier clic validant la séquence, l'application plante et l'imprimante n'est pas ajoutée, comme elle avait pu l'être auparavant (cf un billet antérieur). Aussi, j'ai voulu tester avec cette autre interface. Et ça marche :-)

Quant à l'erreur survenue à l'aide de l'outil de configuration de KDE, voici le message du noyau, pour qu'il en reste quelque chose :

 21844.472678 audit(1217175122.366:13): type=1503 operation="socket_create" family="ax25" sock_type="dgram" protocol=0 pid=24848 profile="/usr/sbin/cupsd" namespace="default"
 21844.472711 audit(1217175122.366:14): type=1503 operation="inode_permission" requested_mask="::r" denied_mask="::r" name="/proc/net/ipx/" pid=24848 profile="/usr/sbin/cupsd" namespace="default"

dimanche 25 mai 2008

Microsoft : quel avenir après l'ère Bill Gates ?

La lecture d'un article de ZD-Net m'amène la réflexion suivante, que je voulais partager ici.

Il y a encore 30 ans, un ordinateur valait une fortune. Bill Gates a réussi à revendre à IBM un OS acheté à un tiers (déjà!), rebaptisé MS-DOS, en se faisant payer une petite licence pour chaque appareil vendu.

Aujourd'hui, Windows représente 20% environ du prix d'un PC moyen (valeur approximative d'après les derniers remboursements obtenus par des particuliers auprès de tribunaux). C'est beaucoup.Énorme même ! Mais ce systèmes doit coûter une fortune à développer et à maintenir. À côté, on a un choix de plus en plus large d'OS : GNU/Linux, BSDs, openSolaris, techniquement certainement plus avancé et plus robuste, et dont l'accessibilité est aujourd'hui pour tous. Ces systèmes ont un coût de développement qui est mutualisé, partagé par de nombreuses entreprises.

Alors la suite est inévitable : demain Microsoft ne pourra plus assumer à lui tout seul le coup de développement de Windows et devra l'ouvrir. Je serai surpris qu'il l'ouvre à tout le monde, et préfère penser qu'il l'ouvrira à quelques riches partenaires qui partageront l'addition avec le gâteau. MS-Office pourrait ne devenir qu'un gros plugin payant pour OpenOffice, offrant les 3 fonctionnalités sur MS-Office propose en sus d'OpenOffice, ceci afin de limiter les frais.Comme le laissait entendre Linus Torvalds, la fin de Microsoft n'est pas un but en soir, juste une conséquence.

Quant à l'empire Microsoft, à n'en pas douter, il est en train de commencer à vaciller, comme avant lui AT&T ou IBM. La révolution informatique est derrière nous. Tous nos foyers sont interconnectés sur le Net (en dehors des résistants volontaires et des malheureux laisser-pour-compte du Tiers-Monde). Un ordinateur ne vaut plus grand chose, les logiciels non plus et idem pour l'accès à l'Internet. La révolution a eu lieue, j'étais content d'être là :-) Au niveau informatique : matériel, logiciel, infrastructure, tout existe ou presque, tout a été inventé ou presque : la suite ne sera qu'évolutions et il faudra attendre un bon moment avant la prochaine révolution, comme le monde a attendu longtemps entre Gutemberg et l'Internet. Certes, tout va plus vite et la prochaine révolution pourrait être dans 30 ans, mais ces 30 ans paraîtront long à certains.

Et quelle sera la prochaine révolution ? Je pense qu'une prochaine Évolution va décentraliser les systèmes d'exploitation. Le logiciel installé sur l'ordinateur de demain aura pour fonction de gérer les interactions avec l'utilisateur (clavier, écran, souris, et les futurs périphériques), la mémoire vive, les processus, la couche réseau (si cela ne se retrouve pas empaqueté dans une puce dédiée ultra-rapide) et ... les services. Des services distribués sur l'ensemble du Net tels qu'un besoin de en calcul important pourra solliciter de façon transparente de nombreux ordinateurs, « à l'insu du plein gré » de leurs utilisateurs. Quant à la prochaine Révolution, elle pourrait être la fusion de l'homme avec la machine : l'individu directement branché par influx nerveux sur un modem connecté à l'Internet. L'idée n'est pas nouvelle, loin de moi l'idée de me l'approprier, juste de la situer dans le temps. Bientôt.

mercredi 14 mai 2008

Impression sous Linux avec HP et Canon

Il faut décidément que je me fasse un billet pense-bête sur lequel je pourrais retrouver ma configuration d'impression, parce qu'à chaque fois, je recherche les mêmes infos encore et encore… En plus, cela pourra peut-être aider quelqu'un…

Bon alors, c'est parti !

Tout d'abord, la HP Laserjet 4M Postscript, branchée sur le serveur d'impression du routeur :

Ensuite, la Canon i865 branchée sur le port USB de la Freebox V5 (Merci Free :-) ) :

À ce stade, impossible de ne pas mentionner une fois de plus que Canon est le chantre du logiciel libre :-( Une vraie plaie… Et à n'en pas douter, si des pilotes d'impression existent, ce n'est que grâce au travail d'ingéniérie inverse de programmeurs passionnés qui ont voulu faire fonctionner l'imprimante qu'ils avaient achetée à Canon avec du vrai argent sous le système d'exploitation qu'ils ont choisi : Linux ou BSD, et pas celui qu'on impose à tout le monde.

Un pilote d'impression à peu près fonctionnel pour la i865 est le « Canon S630 ».
Pour arriver là, on choisira « Autre type d'imprimante » puis « AppSocket/HP JetDirect » en indiquant mafreebox.freebox.fr dans le champ URI (à la place de socket), puis prendre le pilote Canon S630 et Foomatic + bj8pa06n.upp 'recommandé)

Nota : Dans les cas, on modifiera la taille de la page d'impression dans la configuration des pilotes en optant pour A4 à la place de letter.

P.S. : The Open Printing Database est aussi une excellente source de référence pour savoir quel pilote utiliser, avec quelle imprimante.

vendredi 9 mai 2008

Petite surprise dans Hardy Heron

Juste un mot en passant pour souligner un bon point dans la nouvelle version de Kubuntu : Hardy Heron.

Pour faire plus "moderne" et ne pas effrayer l'utilisateur lambda, les distributions Linux proposent depuis quelques temps une image de démarrage avec une petite animation pour laisser comprendre que la machine n'est pas plantée et qu'elle est en train de démarrer. Avant cela, on avait à tas d'informations de démarrage (toujours accessibles dans /var/log/dmesg) qui permettaient de suivre l'évolution du boot si l'envie nous en prenait. D'ailleurs un bon copain (salut Philippe ;-) ), passionné par l'informatique non passionnante du vulgus OSsus, me disait en voyant cela que Linux n'avait pas dépassé le stade du DOS. C'est fou ce que l'ignorance et une formation informatique insuffisante (car biaisée) peuvent amener à raconter. Ce qui me chagrine un peu, c'est que le Philippe est professeur des écoles d'une part, et d'autre part, qu'il est le plus compétent de son entourage professionnel, plusieurs établissements à la ronde. Attention, que l'on ne fasse pas dire ce que je n'ai pas dit : il est calé sur son système. Mais malheureusement, peut-être de peur de remettre en question ses acquis, il s'enferme dans son monde déjà fermé et verrouillé. Enfin, c'était déjà il y a 4 ou 5 ans, et si Linux a fait beaucoup de progrès, il en a peut-être fait aussi :-)

Tout ça pour finir par dire ce que je voulais : si ce démarrage graphique était plus séduisant, il avait l'inconvénient de masquer les opérations en cours. Et par défaut, Linux vérifie automatiquement ses systèmes de fichiers de type ext2 et ext3 : sous Ubuntu, tous les cycles de 30 montages/démontages. Et alors, la phase de démarrage est beaucoup plus longue, sans raison apparente. Il m'est même personnellement arrivé de rebooter le PC pensant qu'un truc avait foiré pendant le boot (ma plateforme matériel n'est pas super stable et plante de temps à autre au démarrage, phase BIOS, ou à l'extinction).

Mais désormais, je viens de le voir, cette normale et conseillée phase de maintenance est illustrée par une espèce de compteur, permettant de comprendre ce qui se passe et de patienter en ayant l'assurance que tout se passe bien. Cool :-)

dimanche 4 mai 2008

Confier à PostgreSQL la gestion de la base musicale d'Amarok

Si MySQL est probablement la base de données libre la plus populaire, du moins la plus connue, ce n'est pourtant pas, et de loin, la plus évoluée ni la plus puissante. En effet, PostgreSQL lui dame le pion sur bien des points. Comme ce n'est pas le sujet de cette note, je ne m'étendrai pas sur cette affirmation génératrice de bons gros trolls velus, mais je reste à la disposition de tout personne que ces propos auraient choqué, pour peu qu'elle se soit un tantinet renseignée sur le sujet avant de monter sur ses grands chevaux. Le site principal de PostgreSQL est un bon point de départ pour savoir de quoi on parle.

L'idée est de cette note est de détailler les étapes à suivre pour paramétrer Amarok afin qu'il gère dans une base PostgreSQL la liste des fichiers musicaux que vous avez téléchargés librement et légalement sur Jamendo, Dogmazic, Pragmazic, Magnatune, Revolution Sound Records

Il faut bien évidemment commencer par installer les paquets ad hoc. Un serveur (logiciel) de bases de données est la base des architectures client-serveur traditionnelles. Pour les mettre en œuvre, il faut installer le logiciel serveur sur un ordinateur que l'on appellera … serveur (ce qui contribue à générer de la confusion entre les machines serveurs et les logiciels qui fournissent des services que ces machines hébergent). Et il faut également installer sur chaque poste client (une station de travail donc) la partie cliente de PostgreSQL, afin que celle-ci permette la connexion au serveur (de bases de données bien sûr, je sais que vous suivez ;-) ).

Ainsi, sur la machine serveur, il faudra installer les paquets postgresql-8.3, postresql-common et posgresql-client-8.3. Oui, on installe aussi le dernier paquet, dédié client, sur le serveur : d'une part les dépendances semblent l'exiger et d'autres parts, rien n'est plus conseillé que cela, afin de pouvoir administrer le serveur sur la machine où il tourne. Sur le client, il suffira d'installer postgresql-client-8.3 et postgresql-client-common. Si vous n'avez pas plusieurs machines pour installer tout ça, ou que vous ne voulez ni contribuer au réchauffement climatique plus que de raison en faisant tourner plusieurs PC, ni plomber votre facture d'électricité, vous pouvez tout comme moi installer le tout sur une seule machine : ça marche très bien évidemment.

Une fois le logiciel installé, il nous reste la configuration. Allons-y…

Par défaut (sous Kubuntu), un utilisateur postgres est créé : il s'agit de l'administrateur de PostgreSQL. Il est à PostgreSQL ce que root est aux Unix. Pourquoi créer un deuxième compte alors, et ne pas confier à root le soin de gérer le moteur de bases de données ? Et bien parce qu'on ne mélange pas les torchons avec les serviettes ! (Les Sysadmins et les DBA feront leurs tris ;-)) Chaque discipline correspond chacune à tout un panel de compétences suffisamment touffues pour que l'on distingue clairement deux métiers : les administrateurs système et les administrateurs de bases de données. Mauvaise langue, je rajouterai que l'on peut encore en voir parfois, mais ils deviennent rares sous nos contrées à l'heure où de nombreux Directeurs de Service Informatique élaguent leur troupe à la faux, afin de donner du travail aux petits Indiens de Bengalore qui ne réclament que 200€ par mois. Ces DSI sont mêmes félicités chaudement par tel ministre ou tel sénateur pour contribuer au rapprochement culturel de nos deux pays. Quelle belle société que la nôtre, n'est-ce pas ? Mais revenons à nos moutons, je m'égare sur un sujet qui certes me tient à cœur mais qui me prend aussi la tête…

Il nous faut donc nous connecter en tant qu'utilisateur postgres. Sachant que root peut prendre l'identité de tout utilisateur et que notre Super-Utilisateur (le premier compte créé sur une Kubuntu) peut prendre l'identité de root, cela ne va pas être difficile. Voyons cela :
sunwukong@kubuntu:/tmp $ sudo -u postgres sh
[sudo] password for sunwukong:
postgres@kubuntu:/tmp $

Une fois connecté sous postgres, on crée un nouvel utilisateur : amarok

postgres@kubuntu:/tmp $createuser -DRS amarok

On crée ensuite une base de données amarokDB que l'on dédiera à l'application Amarok :
postgres@kubuntu:/tmp $createdb -O amarok amarokDB

Il ne reste alors plus qu'à renseigner les différents champs dans l'écran de paramétrage d'Amarok :

Bonne écoute :-) !

jeudi 6 mars 2008

Comment la sensibilité d'une souris peut-être heurtée par le X de Hardy, le nouvel Ubuntu ?

Déjà rapporté ici-même, la nouvelle version du serveur X empaqueté avec Hardy Heron s'affranchit d'un fichier de configuration dans la plupart des cas. Ayant deux écrans connectés sur la carte nvidia de mon PC, un fichier /etc/X11/xorg.conf m'est nécesaire.

En ce qui concerne l'affichage vidéo, le fichier peut-être généré automatiquement par l'utilitaire nvidia-settings. Mais celui-ci ne s'occupe pas de la souris. Et le configurateur par défaut (XrandR ?) intégré à X.org ne fait pas un boulot optimal : la roulette de ma souris est hyper-sensible. Rendant pénible le défilement ligne à ligne dans certaines applis. Heureusement, ce blog-bloc -note conserve les valeurs de ma configuration précédente.

mercredi 5 mars 2008

Astuce bash

En installant Hardy, je ne retrouve plus un automatisme dont j'avais pris l'habitude et qui me simplifiait bien la vie : le complètement (par la touche TAB) des commandes derrière un sudo par exemple.

Une petite recherche m'amène sur les forums Ubuntu-fr où l'on peut lire qu'il suffit de décommenter quelques lignes dans /etc/bash.bashrc

# enable bash completion in interactive shells
if [ -f /etc/bash_completion ]; then
    . /etc/bash_completion
fi

Et voilà. Reboot nécessaire évidemment. Ne l'ayant pas encore fait, je reviendrai rectifier en cas d'inexactitude.

Mise à jour :
Après redémarrage, la complétion n'était toujours pas. opérationnelle. Après avoir postée mon problème sur la ML Ubuntu-fr, Seb m'a indiqué la page suivante sur le Launchpad : https://bugs.launchpad.net/ubuntu/+source/bash-completion/+bug/196021

Par défaut, sous Hardy alpha, le paquet assurant la complétion n'est pas installé. Manque de place sur le CD et préférence pour le clicodrome ? Simple oubli ? En tout cas, si ce n'est pas corrigé, cela va en ennuyer plus d'un ! Pour l'heure, l'installation préconisée du paquet bash-completion permet de combler le manque.

samedi 1 mars 2008

Kubuntu Hardy Heron

L'achat d'un nouveau disque dur motive une réorganisation de ma machine. J'en profite pour installer la prochaine version de Kubuntu : Hardy Heron 8.04, encore au stade alpha et pour remonter les bugs rencontrés ici et là.

KControl
Une bibliothèque dynamique de Python est introuvable et rend inaccessible de nombreux modules de KControl (et son équivalent Kubuntu System-Settings). Pour remédier au problème, il convient de faire un lien symbolique de la façon suivante :

ln -s /usr/lib/libpython2.5.so.1 /usr/lib/libpython2.5.so

Les fins observateurs remarqueront que libpython2.5.so.1 est un lien vers libpython2.5.so.1.0

KControl : Guidance
Guidance est le module de KControl qui permet de configurer le serveur X et donc l'affichage de la station de travail. Hardy Heron embarque le serveur graphique X.org dans sa version 7.3 et cette version utilise une structure légèrement différente pour son fichier de configuration /etc/X11/xorg.conf. En fait, il semble même que le serveur X s'auto-configure dynamiquement, rendant caduque le fichier de configuration dans la majorité des cas.

Mais en ce qui me concerne, ayant 2 écrans connectés sur ma carte nvidia 7300GS, je dois avoir besoin d'un fichier de configuration pour X.org, car un seul écran est actif sous X par défaut. Sous Feisty, j'avais configuré un fichier xorg.conf avec Twinview et ça marchait très bien. Gutsy embarquait pour sa part une version de Guidance capable de configurer un poste avec deux écrans, en utilisant le système Xinerama. Ça fonctionnait aussi très bien. Mais pour Hardy, Guidance est cassé de par le changement de structure de xorg.conf.

L'utilitaire nvidia-settings permet toutefois de configurer le poste de travail. Voici à quoi ressemble mon fichier de configuration :

# nvidia-settings: X configuration file generated by nvidia-settings
# nvidia-settings:  version 1.0  (buildd@vernadsky)  Sat Feb 16 02:52:53 UTC 2008
#
# Edit this file with caution, and see the xorg.conf manual page.
# (Type "man xorg.conf" at the shell prompt.)
#
# This file is automatically updated on xserver-xorg package upgrades *only*
# if it has not been modified since the last upgrade of the xserver-xorg
# package.
# 
# If you have edited this file but would like it to be automatically updated
# again, run the following command:
#   sudo dpkg-reconfigure -phigh xserver-xorg

Section "ServerLayout"
   Identifier     "Default Layout"
   Screen      0  "Screen0" 1024 0
   Screen      1  "Screen1" LeftOf "Screen0"
   InputDevice    "Generic Keyboard" "CoreKeyboard"
   InputDevice    "Configured Mouse" "CorePointer"
EndSection

Section "Files"
EndSection

Section "Module"
   Load           "glx"
EndSection

Section "ServerFlags"
   Option         "Xinerama" "1"
EndSection

Section "InputDevice"
   Identifier     "Generic Keyboard"
   Driver         "kbd"
   Option         "XkbRules" "xorg"
   Option         "XkbModel" "pc105"
   Option         "XkbLayout" "fr"
   Option         "XkbVariant" "oss"
   Option         "XkbOptions" "lv3:ralt_switch"
EndSection

Section "InputDevice"
   Identifier     "Configured Mouse"
   Driver         "mouse"
EndSection

Section "Monitor"
   Identifier     "Configured Monitor"
EndSection

Section "Monitor"
   Identifier     "Monitor0"
   VendorName     "Unknown"
   ModelName      "Maxdata (RogenTech) BelArtist22W"
   HorizSync       30.0 - 84.0
   VertRefresh     55.0 - 77.0
EndSection

Section "Monitor"
   Identifier     "Monitor1"
   VendorName     "Unknown"
   ModelName      "Maxdata (RogenTech)"
   HorizSync       0.0 - 0.0
   VertRefresh     0.0
EndSection

Section "Device"
   Identifier     "Configured Video Device"
   Driver         "nvidia"
EndSection

Section "Device"
   Identifier     "Videocard0"
   Driver         "nvidia"
   VendorName     "NVIDIA Corporation"
   BoardName      "GeForce 7300 GS"
   BusID          "PCI:1:0:0"
   Screen          0
EndSection

Section "Device"
   Identifier     "Videocard1"
   Driver         "nvidia"
   VendorName     "NVIDIA Corporation"
   BoardName      "GeForce 7300 GS"
   BusID          "PCI:1:0:0"
   Screen          1
EndSection

Section "Screen"
   Identifier     "Default Screen"
   Device         "Configured Video Device"
   Monitor        "Configured Monitor"
   DefaultDepth    24
   Option         "NoLogo" "True"
   SubSection     "Display"
       Depth       24
       Modes      "nvidia-auto-select"
   EndSubSection
EndSection

Section "Screen"
   Identifier     "Screen0"
   Device         "Videocard0"
   Monitor        "Monitor0"
   DefaultDepth    24
   Option         "TwinView" "0"
   Option         "TwinViewXineramaInfoOrder" "CRT-0"
   Option         "metamodes" "CRT-0: nvidia-auto-select +0+0"
EndSection

Section "Screen"
   Identifier     "Screen1"
   Device         "Videocard1"
   Monitor        "Monitor1"
   DefaultDepth    24
   Option         "TwinView" "0"
   Option         "metamodes" "CRT-1: nvidia-auto-select +0+0"
EndSection

Firefox 3
Firefox 3 (toujours au stade de version bêta) semble récupérer dynamiquement la précision de l'affichage graphique (une valeur exprimée en nombre de points par pouce : en dpi). Et KDE ne semble pas permettre à Firefox de récupérer cette valeur. Il en résulte un affichage disproportionné : des barres d'outils énormes, des icônes surdimensionnées, des tailles de polices de caractères gigantesques, tout comme les images présentes sur les pages web.
Un remède à cela pour l'heure :

  • Ouvrir un nouvel onglet Firefox 3 (avec un CTRL-T par exemple) et taper about:config dans la barre d'URL.
  • Recherche le paramètre layout.css.dpi qui doit être à -1 (qui doit signifier automatique) et la remplacer par la valeur de votre système qui peut être calculée en mesurant la largeur de votre écran en centimètres, en la divisant par 2,54 pour obtenir un nombre de pouces et en divisant le nombre de pixels qui composent la largeur de l'écran par cette valeur.
  • Pour ma part, mon écran a une largeur d'affichage de 47,3 cm pour 1680 pixels. Soit : 1680 ÷ (47,3 ÷ 2,54) = 90 dpi

Je constate avec plaisir que Firefox 3 reconnaît désormais les espaces insécables :-) Cool ! Merci.

À suivre…

mardi 26 février 2008

PC-BSD

Dans ma quête d'un moyen de lire un mini-DVD issu d'un camescope HD, j'avais lu, merci Wikipedia, que les systèmes BSD prenaient en charge les disques au format UDF en version 2.5 et même parfois 2.6. Ayant une machine de test, j'ai décidé d'y installer un BSD et voir ce qu'il en était.
J'ai ainsi opté pour PC-BSD, un système fondé sur le populaire FreeBSD. Deux images ISO à télécharger et à graver, et hop, l'installation commence via une interface graphique très soignée et très professionnelle. Je n'avais pourtant aucun à-priori, mais j'étais vraiment bluffé. Quelques minutes plus tard, après l'universelle et classique série de questions pour choisir une langue, un clavier, un mot de passe et une partition, le système s'installe. Un peu plus tard, le premier démarrage sur ce nouveau système dont KDE est le bureau par défaut. Utilisant Kubuntu au quotidien depuis plusieurs années maintenant, je retrouve là tous mes repères. Et même une icône pour CompizFusion ! Avec curiosité et un brin d'ironie, j'active le bureau 3D que même Microsoft envie. Et là, c'est moi qui suis surpris. Ça marche nickel. Un résultat que je n'ai jamais réussi à obtenir sous Kubuntu :-) Je pousse les tests en lançant deux vidéos que je place sur deux faces contiguës et bascule le cube sur la tranche pour afficher les deux faces : tout est fluide et il en reste encore beaucoup « sous la pédale !» . Le Sempron 2400, les 512Mo et le GPU NVidia qui date de 4 ans font merveille, alors qu'ils sont incapables de faire tourner Vista et Aéro pourtant bien inférieur graphiquement ! Y a pas à dire, c'est beau de savoir programmer !
Avec tout ça, je m'aperçois que si un jour Linux devait devenir un monde à-la Windows, l'alternative est déjà toute trouvée. Une bonne nouvelle dans un monde de brutes :-D

Oublis de CD Kubuntu

Il y a deux semaines environ, je suis allé à l'un de ces salons de l'emploi où des SSII[1] viennent recruter leurs futurs esclav collaborateurs. La sauterie se tenait au Casino d'Aix-en-Provence, un lieu bruyant avec un brouhaha abrutissant en bruit de fond constant.

Alors que je sélectionnais sur un livret les SSII que je pouvais intéresser (l'inverse est moins vrai mais comme ce genre de boîtes représente la grosse majorité des recrutements et qu'il faut bien manger…), je me suis aperçu que j'avais deux CD Kubuntu Gutsy Gibbon, commandés sur le Launchpad, au fond de ma sacoche. Histoire de rendre l'après-midi plus intéressante, j'en « oubliais » un sur la table où je m'étais installé et partais faire un premier entretien.

Cet entretien terminé, je suis revenu m'installer sur une table voisine de la précédente et à laquelle un gars, costume de pingouin encravaté tout comme moi, était assis. Je l'observais du coin de l'œil et ne pus m'empêcher de sourire en le voyant se lever tout en saisissant discrètement du CD et en le glissant dans son poche.

Le baume au cœur, j'abandonnais alors un tout aussi probable joyeux destin l'autre CD et partais faire la queue pour un second entretien, mené par une jeune femme plutôt froide et distante au regard perçant. Mais après réflexion, cet entretien était très bien, professionnel, carré. Loin de ce qui peut exister par ailleurs dans ce milieu, familier de promesses bidons, de chiffres fantaisies et d'égos surdimensionnés de commerciaux en mal de chiffres d'affaires. Une fois cet entretien bouclé, je revenais m'attabler pour prendre quelques notes. Le deuxième CD était toujours, à moitié dissimulé par la mallette d'un autre jeune cadre dynamique occupé à téléphoner. Au bout d'un moment, rempochant son téléphone, le gaillard a rangé ses notes dans sa mallette, y compris le CD.

Impossible de dire s'il s'agissait là deux aficionados de Linux, mais en tout cas, ils étaient intéressés par le manchot. Et statisquement, c'est une bonne nouvelle :-)

C

Notes

[1] Société de Service en Ingénierie Informatique

Mme Irma, Irma Gates.

Dans un article récent, un certain Bill Gates prophétise la disparition du clavier des ordinateurs, au profit d'interface de reconnaissance vocale. Cette madame Soleil de l'informatique prévoit ainsi que d'ici 5 ans, le nombre de recherches sur l'Internet via une interface vocale sera supérieure au nombre de recherches issues à partir d'un clavier. Sa prophétie est reprise un peu partout.

Il est toutefois amusant de constater que ce monsieur continue de bénéficier de grandes qualités de visionnaires en matière informatique. Ses visions passées prêtes en effet à sourire, enlevant beaucoup de crédit à ses allégations.

Pour rappel, la madame Irma binaire avait déclaré en 1981 qu'un ordinateur n'aurait jamais besoin de plus de 640 Ko de mémoire vive (RAM), quantité de mémoire dont étaient équipés la première génération des compatibles IBM à la fin des années 80 et sur lesquels tournaient les premières versions de Windows. Aujourd'hui, Dell préconise 2Go de mémoire RAM pour faire tourner Vista, la dernière version du système de Microsoft. Soit plus de 1600 fois plus ! Mais tout le monde peut se tromper…

Dans la version 1.0 publiée en 1995 de son livre « La route du futur », l'ami Bill imaginait un réseau Microsoft, alias MSN, qui relierait tous les ordinateurs du monde. L'internet existait depuis une trentaine d'années, de nombreux protocoles avaient déjà été implémentés et mis au point comme smtp pour la messagerie, ftp pour les transferts de fichiers, gopher pour la consultation d'informations hiérarchisées, nntp pour les nouvelles de Usenet, telnet, etc... pour les couches applicatives et icmp, arp et d'autres pour les couches plus basses, fonctionnelles. Tout un monde de machines hétérogènes interconnectées existait déjà. Unixes, Dec Digital VMS,… Et notre ami Bill, qui ne voyait pas, quelques années plus tôt, l'intérêt d'inter-connecter des ordinateurs, voulait tout d'un coup créer de zéro son petit monde à lui. Comme le chantait les Beatles « Can't buy me love » ! Et là, c'est pareil. D'ailleurs, pour tenter d'effacer les bêtises, le Bill sortira en 1998 la version 2.0 de son bouquin, revu et corrigé : « L'Internet, c'est bien ! »

Allez Bill, bonne retraite !

mercredi 20 février 2008

Lire un mini-DVD vidéo

Certains camescopes enregistrent leur flux vidéo sur mini-DVD de 8cm. Ces petites galettes sont enregistrées selon le format UDF dans sa version 2.5
Ce format n'est pas connu de Linux (mais un patch existe pour les courageux) mais devrait bientôt l'être on peut le supposer.
Ce format n'est pas reconnu par Windows XP et ne le sera jamais car Microsoft ne travaille plus sur XP en dehors de quelques corrections de bugs de sécurité.
Ce format semble reconnu par Windows Vista d'après Wikipedia.

Après de nombreux tests, je n'ai pas réussi à lire ma première galette de test, jusqu'à hier soir chez une amie sur son portable : un Toshiba M30 sous XP. En essayant de comprendre le pourquoi du comment, je me suis aperçu et rappelé que je lui avais installé à une époque plusieurs logiciels pour « utiliser les CD-ROM comme une disquette », comme elle dit :-) En fait, à l'époque où je lui avais ré-installé sa machine après ... devinez quoi .... un virus ! (c'était facile, hein ? ;-) ), elle n'avait jamais utilisé son graveur et pensait que l'on écrivait sur un CD comme sur une disquette. En sus du pilote fourni par Toshiba pour utiliser des DVD-RAM, je lui avais installé un logiciel genre InCD ou DLA.

De retour à la maison, j'ai tenté ma chance avec InCD de Nero sur le portable de ma chérie. Ce logiciel est gratuit, dispo chez Nero au bout de ce lien. Fébrilement, je reboote et insère le mini-DVD dans le lecteur. XP mouline et ..... me demande si je souhaite reformater le support qui semble abimé... Quel connerie ce système, sans déconner ! Las, je pars me coucher.

Au matin, L'Idée surgit ! Et si c'était ce fichu lecteur de DVD dans le portable qui n'était pas compatible ? Je branche aussitôt le camescope sur un port USB. Le résultat ne se fait pas attendre et l'exploreur de fichiers m'affiche toute l'arborescence de la mini-galette ! Bingo !!! :-D

Quelques trucs et astuces

Découper un gros fichier wav à partir de sa « table des matières » au format cue

cuebreakpoints fichier.cue | shnsplit fichier.wav

Les deux paquets concernés sont : cuetools et shntools

Déplacer une fenêtre trop grande dont on ne pourrait pas accéder à la barre de titre
Il suffit de maintenir la touche ALT enfoncée et de cliquer n'importe où sur la fenêtre tout en la déplaçant.