SunWukong's Blog

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dimanche 27 juillet 2008

Gérer Cups via son interface web

Le gestionnaire d'impression libre et à sources ouverts CUPS qui équipe une majorité de systèmes Unix (dont les Apple Mac OS X, bien que Apple le passe sous silence) offre une interface web pour sa configuration. Sous Ubuntu, l'accès à une option de configuration (et donc d'administration) provoque l'ouverture d'une boite de dialogue dans laquelle l'utilisateur doit indiquer ses informations d'authentification. Problème : l'accès est refusé !

La solution : elle est simple et c'est la bonne nouvelle :-). Mais s'il y a une bonne nouvelle, c'est qu'il y en a une de moins bonne.

Comment faire alors ? Et bien il suffit de rajouter « cupsys » sur la ligne « shadow » dans le fichier /etc/group, tout simplement. L'édition de ce fichier de configuration se fait en tant qu'administrateur de la machine c'est à dire via sudo, kdesu ou gksudo, suivant que l'on utilise la console, KDE ou encore GNOME. Une fois le fichier sauvegardé, il convient de stopper et de relancer le gestionnaire d'impression pour qu'il relise la nouvelle configuration. En ligne de commande, cela se fait avec la commande :

 $ sudo /etc/init.d/cupsys restart

Ceci fait, on peut désormais administrer Cups via son interface web sur http://127.0.0.1/631

Et la mauvaise nouvelle ? Toute solution de facilité en terme de sécurité induit forcément une augmentation du risque. La solution mise en œuvre ici n'y coupe pas et c'est sûrement pour cette raison que l'administration de Cups via un navigateur n'est pas autorisée par défaut. Néanmoins, dans le cadre d'un réseau domestique…

Remarque finale : Pourquoi un Kubuntiste utiliserait-il l'interface web de Cups alors que KDE possède une sympathique application de configuration permettant d'ajouter une nouvelle imprimante avec une main dans le dos et quelques clics ? Et bien parce que, plantage après plantage, au même moment de l'installation, à savoir le tout dernier clic validant la séquence, l'application plante et l'imprimante n'est pas ajoutée, comme elle avait pu l'être auparavant (cf un billet antérieur). Aussi, j'ai voulu tester avec cette autre interface. Et ça marche :-)

Quant à l'erreur survenue à l'aide de l'outil de configuration de KDE, voici le message du noyau, pour qu'il en reste quelque chose :

 21844.472678 audit(1217175122.366:13): type=1503 operation="socket_create" family="ax25" sock_type="dgram" protocol=0 pid=24848 profile="/usr/sbin/cupsd" namespace="default"
 21844.472711 audit(1217175122.366:14): type=1503 operation="inode_permission" requested_mask="::r" denied_mask="::r" name="/proc/net/ipx/" pid=24848 profile="/usr/sbin/cupsd" namespace="default"

mardi 8 juillet 2008

Travailler plus pour gagner moins : ils l'ont fait, les enculés !

L'instant est solennel : j'exprime par la présente mon plus profond mépris à tous les députés ayant voté hier pour le passage de 217 à 235 jours de travail annuels, sans que d'ailleurs ce chiffre soit une véritable limite. Que si un heureux hasard amenait l'un d'entre eux à lire ces lignes, qu'il sente un gros crachat binaire s'écraser sur son œil gauche et couler doucement, gluant et chaud, le long de sa face de requin, lui le vil parasite du système, incapable d'avoir la dignité de s'auto-réformer avant de réformer les autres…

Que ceux qui se sont abstenus subissent le même sort.

Que les résistants soient remerciés : courage, plus que quatre ans à tenir !

Edit 11/07/2008
Il semblerait même que le maximum soit de 282 jours annuels. Les bras m'en tombent devant la concentration de connerie que cette idée et son adoption doit nécessiter ; c'est inhumain d'être aussi stupide…
Pour l'heure, les sénateurs sont le dernier rempart à cet assaut des forces du mal. On croise les doigts mais l'espoir est faible.

Edit 27/07/2008
Et bien le texte est voté. Il n'y a plus qu'à espérer que la rentrée sera chaude. Burn baby, burn…

Ingrid au travail

Lors du méga-show médiatique mettant en scène le retour à la vie civilisée d'Ingrid Bétancourt, le commentaire d'un journaliste m'a fait sursauter : « Elle n'aura pas de mal à retrouver un emploi ! ».

Ben tiens ! Aucun doute là-dessus… Mais toi le lecteur qui lit en passant, n'imagine pas qu'après six ans sans bosser, au chômage, en vacances ou en maladie, n'imagine pas une seule seconde qu'il en sera de même pour toi.