SunWukong's Blog

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dimanche 25 mai 2008

Microsoft : quel avenir après l'ère Bill Gates ?

La lecture d'un article de ZD-Net m'amène la réflexion suivante, que je voulais partager ici.

Il y a encore 30 ans, un ordinateur valait une fortune. Bill Gates a réussi à revendre à IBM un OS acheté à un tiers (déjà!), rebaptisé MS-DOS, en se faisant payer une petite licence pour chaque appareil vendu.

Aujourd'hui, Windows représente 20% environ du prix d'un PC moyen (valeur approximative d'après les derniers remboursements obtenus par des particuliers auprès de tribunaux). C'est beaucoup.Énorme même ! Mais ce systèmes doit coûter une fortune à développer et à maintenir. À côté, on a un choix de plus en plus large d'OS : GNU/Linux, BSDs, openSolaris, techniquement certainement plus avancé et plus robuste, et dont l'accessibilité est aujourd'hui pour tous. Ces systèmes ont un coût de développement qui est mutualisé, partagé par de nombreuses entreprises.

Alors la suite est inévitable : demain Microsoft ne pourra plus assumer à lui tout seul le coup de développement de Windows et devra l'ouvrir. Je serai surpris qu'il l'ouvre à tout le monde, et préfère penser qu'il l'ouvrira à quelques riches partenaires qui partageront l'addition avec le gâteau. MS-Office pourrait ne devenir qu'un gros plugin payant pour OpenOffice, offrant les 3 fonctionnalités sur MS-Office propose en sus d'OpenOffice, ceci afin de limiter les frais.Comme le laissait entendre Linus Torvalds, la fin de Microsoft n'est pas un but en soir, juste une conséquence.

Quant à l'empire Microsoft, à n'en pas douter, il est en train de commencer à vaciller, comme avant lui AT&T ou IBM. La révolution informatique est derrière nous. Tous nos foyers sont interconnectés sur le Net (en dehors des résistants volontaires et des malheureux laisser-pour-compte du Tiers-Monde). Un ordinateur ne vaut plus grand chose, les logiciels non plus et idem pour l'accès à l'Internet. La révolution a eu lieue, j'étais content d'être là :-) Au niveau informatique : matériel, logiciel, infrastructure, tout existe ou presque, tout a été inventé ou presque : la suite ne sera qu'évolutions et il faudra attendre un bon moment avant la prochaine révolution, comme le monde a attendu longtemps entre Gutemberg et l'Internet. Certes, tout va plus vite et la prochaine révolution pourrait être dans 30 ans, mais ces 30 ans paraîtront long à certains.

Et quelle sera la prochaine révolution ? Je pense qu'une prochaine Évolution va décentraliser les systèmes d'exploitation. Le logiciel installé sur l'ordinateur de demain aura pour fonction de gérer les interactions avec l'utilisateur (clavier, écran, souris, et les futurs périphériques), la mémoire vive, les processus, la couche réseau (si cela ne se retrouve pas empaqueté dans une puce dédiée ultra-rapide) et ... les services. Des services distribués sur l'ensemble du Net tels qu'un besoin de en calcul important pourra solliciter de façon transparente de nombreux ordinateurs, « à l'insu du plein gré » de leurs utilisateurs. Quant à la prochaine Révolution, elle pourrait être la fusion de l'homme avec la machine : l'individu directement branché par influx nerveux sur un modem connecté à l'Internet. L'idée n'est pas nouvelle, loin de moi l'idée de me l'approprier, juste de la situer dans le temps. Bientôt.

mercredi 14 mai 2008

Impression sous Linux avec HP et Canon

Il faut décidément que je me fasse un billet pense-bête sur lequel je pourrais retrouver ma configuration d'impression, parce qu'à chaque fois, je recherche les mêmes infos encore et encore… En plus, cela pourra peut-être aider quelqu'un…

Bon alors, c'est parti !

Tout d'abord, la HP Laserjet 4M Postscript, branchée sur le serveur d'impression du routeur :

Ensuite, la Canon i865 branchée sur le port USB de la Freebox V5 (Merci Free :-) ) :

À ce stade, impossible de ne pas mentionner une fois de plus que Canon est le chantre du logiciel libre :-( Une vraie plaie… Et à n'en pas douter, si des pilotes d'impression existent, ce n'est que grâce au travail d'ingéniérie inverse de programmeurs passionnés qui ont voulu faire fonctionner l'imprimante qu'ils avaient achetée à Canon avec du vrai argent sous le système d'exploitation qu'ils ont choisi : Linux ou BSD, et pas celui qu'on impose à tout le monde.

Un pilote d'impression à peu près fonctionnel pour la i865 est le « Canon S630 ».
Pour arriver là, on choisira « Autre type d'imprimante » puis « AppSocket/HP JetDirect » en indiquant mafreebox.freebox.fr dans le champ URI (à la place de socket), puis prendre le pilote Canon S630 et Foomatic + bj8pa06n.upp 'recommandé)

Nota : Dans les cas, on modifiera la taille de la page d'impression dans la configuration des pilotes en optant pour A4 à la place de letter.

P.S. : The Open Printing Database est aussi une excellente source de référence pour savoir quel pilote utiliser, avec quelle imprimante.

lundi 12 mai 2008

Orange, partenaire des spammeurs

Il y a quelques semaines, poussé ma chérie, j'ai pris un abonnement GSM. Je me demande bien d'ailleurs à quoi il me sert. Mais bon, ce que femme veut…

Après une après-midi passé à étudier l'état des lieux en matière de téléphonie mobile, après avoir vu que l'offre Linux ne serait vraiment disponible que dans 6 à 12 mois, après avoir exclus d'emblée les téléphones estampillés « Microsoft inside », j'ai décidé de prendre un téléphone tournant avec le système Symbian S60.

Dernier paramètre : l'opérateur. Orange ayant une offre intéressante à ce moment-là, je me suis fait violence en signant chez eux, avec un Nokia E65 pour 1€. À ce prix-là, on peut avoir un terminal GSM qui fait autant de choses qu'un iPhone. C'est cool non ?

Après cela, il n'a pas fallu attendre plus d'une dizaine de jours pour que je commence à recevoir des SMS d'arnaques téléphoniques du genre « J'ai absolument besoin de te joindre, rappelle-moi au 0892XYZ. » Pourtant, je n'avais alors communiqué mon numéro qu'à deux ou trois correspondants, dans l'impossibilité morale de communiquer mon numéro à des spammeurs-arnaqueurs.

Reste Orange…

vendredi 9 mai 2008

Journées Python 2008

Python est un langage de programmation relativement simple à apprendre (sûrement l'un des meilleurs, voire le meilleur, pour apprendre à programmer) qui permet de développer absolument tout type de programmes : des applications lourdes classiques, des applications client-serveur, des applications Web et même de simples scripts. Comme Python est fourni avec les piles, on peut vraiment tout faire avec : des applications de gestion, des jeux, des serveurs, des interfaces graphiques, des programmes de simulation, de la robotique,… De plus, Python s'insinue partout : dans les PC Linux, il est installé en standard dans les machines d'Apple, il est sous Windows, il est dans mon téléphone Nokia S60, il est dans des machines virtuelles Java, dans les machines virtuelles Microsoft CLR.truc.Net, il est même dans des satellites autour de la planète (mais pas sous Windows car personne n'est là-haut pour appuyer sur CTRL+ALT+SUPPR ! )

Devant cette ubiquité, les grandes entreprises qui préparent l'informatique de demain s'arrachent les gourous du langage Python : Guido van Rossum, créateur du langage et dictateur bénévole à vie de son développement, a été recruté l'an dernier par Google. Ted Leung et Frank Wierzbicki viennent d'être embauché par Sun Microsystems.

En France, l'association francophone Python (AFPY) assure la promotion du langage et organise le week-end prochain, les 17 & 18 mai 2008, une série de conférences et d'ateliers autour de la technologie Python. Cerise sur le gâteau : alors que pour assister à ce genre d'événements il faut débourser jusqu'à parfois des milliers d'euros, l'entrée Pycon 2008 est libre et gratuite ! Et si vous ne pouvez pas vous rendre sur place à la cité des Sciences et de l'Industrie à Paris, ou que vous n'avez pas envie d'aller à Paris (ce qui est ma foi bien légitime), sachez que l'ensemble des conférences seront disponibles en direct sur le web et en téléchargement par la suite. Si vous pensez qu'avec une organisation pareille, Python doit être un langage extraordinaire, vous avez tout bon !

Après un dernier lien vers les programmes des festivités, il ne me reste plus qu'à vous conseiller la lecture d'un très bon livre en français très didactique sur Python, disponible gracieusement sur le Web de par la volonté de son auteur : Apprendre à programmer avec Python.

C

Petite surprise dans Hardy Heron

Juste un mot en passant pour souligner un bon point dans la nouvelle version de Kubuntu : Hardy Heron.

Pour faire plus "moderne" et ne pas effrayer l'utilisateur lambda, les distributions Linux proposent depuis quelques temps une image de démarrage avec une petite animation pour laisser comprendre que la machine n'est pas plantée et qu'elle est en train de démarrer. Avant cela, on avait à tas d'informations de démarrage (toujours accessibles dans /var/log/dmesg) qui permettaient de suivre l'évolution du boot si l'envie nous en prenait. D'ailleurs un bon copain (salut Philippe ;-) ), passionné par l'informatique non passionnante du vulgus OSsus, me disait en voyant cela que Linux n'avait pas dépassé le stade du DOS. C'est fou ce que l'ignorance et une formation informatique insuffisante (car biaisée) peuvent amener à raconter. Ce qui me chagrine un peu, c'est que le Philippe est professeur des écoles d'une part, et d'autre part, qu'il est le plus compétent de son entourage professionnel, plusieurs établissements à la ronde. Attention, que l'on ne fasse pas dire ce que je n'ai pas dit : il est calé sur son système. Mais malheureusement, peut-être de peur de remettre en question ses acquis, il s'enferme dans son monde déjà fermé et verrouillé. Enfin, c'était déjà il y a 4 ou 5 ans, et si Linux a fait beaucoup de progrès, il en a peut-être fait aussi :-)

Tout ça pour finir par dire ce que je voulais : si ce démarrage graphique était plus séduisant, il avait l'inconvénient de masquer les opérations en cours. Et par défaut, Linux vérifie automatiquement ses systèmes de fichiers de type ext2 et ext3 : sous Ubuntu, tous les cycles de 30 montages/démontages. Et alors, la phase de démarrage est beaucoup plus longue, sans raison apparente. Il m'est même personnellement arrivé de rebooter le PC pensant qu'un truc avait foiré pendant le boot (ma plateforme matériel n'est pas super stable et plante de temps à autre au démarrage, phase BIOS, ou à l'extinction).

Mais désormais, je viens de le voir, cette normale et conseillée phase de maintenance est illustrée par une espèce de compteur, permettant de comprendre ce qui se passe et de patienter en ayant l'assurance que tout se passe bien. Cool :-)

jeudi 8 mai 2008

Aux USA aussi, le prix de l'essence atteint des sommets !

Comme on peut le voir sur la photo ci-dessus, le prix du pétrole atteint des sommets, même aux États-Unis !

À 3.899, ça fait cher le litre de sans-plomb, même en dollar !

Imaginez un peu combien ça fait en euros : 3.899 ÷ 1.5418 au cours du jour = 2.529 € ! La vache !!! On en a de la chance n'est-ce pas ?

Sur ce, je vous laiss… hein ? Quoi ? Ah ? Les Étasuniens n'utilisent pas le système métrique ? Oui, peut-être, ça me rappelle quelque chose… Ils n'utilisent pas le litre alors, mais ils utilisent quoi ? Le gallon ? Ça fait combien de litres, un gallon ? 3.78 litres ! Ha bon… Alors il faut reprendre le calcul pour mieux comprendre…

1 gallon = 2.529 €
3.78 litres = 2.529 €
1 litre = 0.669 €

Alors avec ce que rapporte cette $@#&$%*@ de taxe TIPP, je pense qu'il faut être sacrément gonflé et/ou incompétent pour imaginer réduire le déficit du pays en supprimant la carte « Famille nombreuse » ou en supprimant le ridicule remboursement par la Sécurité Sociale de l'optique et du dentaire !

D'ailleurs si votre pouvoir d'achat vous autorise un petit extra, je peux vous conseiller un excellent livre, facile et rapide à lire, à offrir au Président français.
C

La France n'est plus le Pays des Droits de l'Homme...

An de grâce 2008
An 1 de l'épreuve du quinquennat de Sarkozy 1er.
La France abandonne ses valeurs et foule aux pieds les Droits de l'Homme...

Alors que tous les yeux français sont fixés, dirigés, manipulés, sur la répression chinoise contre les indépendantistes tibétains ( ami lecteur, une minute de silence en mémoire des dizaines de kanaks indépendantistes tués par les militaires français lors de leur insurrection en Nouvelle-Calédonie en 1988. Et puis deux minutes de silence pour tous les gendarmes tués lors de cet événement, victime du Devoir), alors que les Français voguent d'un pont du mois de Mai à un autre, le gouvernement passe au Conseil d'État un projet de loi qui suit les recommandations du rapport Olivennes (monsieur Fnac) qui prévoit une suspension de l'accès à l'Internet de douze mois pour les internautes soupçonnés d'avoir téléchargés illégallement des œuvres intellectuelles protégées contre la copie[1]

Il faut savoir que ce genre de « punition » ne serait pas infligé par un juge, arbitre suprême de la démocratie. Non… La sentence serait prononcée par une entreprise privée quelconque, financée par les maisons d'édition. Les internautes accusés auront été « pris la main dans le sac » par une autre société privée qui aura fait le lien entre un fichier téléchargé et une adresse IP attribué à un abonné à l'Internet. Que l'internaute abonné soit ou non la personne qui a téléchargé, à priori peu importe. On coupe l'accès ! Si votre conjoint(e) télécharge, vous-même n'aurez plus d'accès. Si c'est votre fils idem ! Si c'est le copain de votre fille, passé à la maison un samedi après-midi pendant que vous êtes partis remplir le frigo, c'est pareil ! Si c'est un vilain pirate qui a piraté votre réseau sans fil WIFI protégé par WEP (ça se casse en quelques secondes avec des outils tout faits), c'est vous qui trinquez ! Et du coup, toute la famille : le genre de punition collective des siècles passés.

Cerise sur le gâteau : on commence à importer un style de justice d'outre-atlantique que je n'ai jamais réussi à comprendre et qui m'horripile : si vous reconnaissez les faits, votre peine est divisé par deux. Donc si un tiers a téléchargé via votre connexion, vous avez la possibilité de vous accuser pour réduire de moitié votre coupure du Web. Qui plus est, durant la coupure, vous restez abonné et payé votre abonnement ! La prochaine étape, ça pourrait être de dénoncer son voisin qui télécharge ! Pour chaque personne dénoncée, vous gagnez un mois d'abonnement à l'Internet ! Youpi ! Vive Olivennes, vive Albanel, vive Sarkozy, vive la France ! Et revive Vichy !!! ça m'écœure…

Et ailleurs ? Et bien le jour où ce projet est passé à l'Assemblée Nationale, où il a été adopté par une majorité de représentants de l'industrie des médias du Peuple, il se trouve que les Députés Européens se mettaient d'accord pour affirmer qu'au début du XXIème siècle, couper l'accès à l'Internet à un citoyen europèen, c'est le priver d'une partie de ses Droits de l'Homme.

Décidemment, on va droit dans le mur…

Notes

[1] Il est toujours bon et souvent nécessaire de répéter que les œuvres intellectuelles ne sont pas nécessairement protégées contre la copie. C'est notamment le cas des logiciels libres, œuvres intellectuelles à part entière, dont la copie et la diffusion sont au contraire fortement recommandées ! Il en est de même avec de plus en plus d'artistes qui diffusent leurs œuvres sous licences Creative Commons, sur des sites comme Jamendo et bien d'autres.

mercredi 7 mai 2008

Première télévision

Hier soir, j'ai assisté à ma première réunion du Linux Users Group d'Antibes, le célèbre Linux Azur :-)

À ma grande surprise, il y avait une journaliste et son caméra-man. À ma plus grande surprise, le reportage a été monté ce matin et diffusé ce midi au journal régional de France 3 ! En plus, la journaliste a eu la délicatesse de supprimer les passages où, absorbé par un problème technique, j'ai eu du mal à focaliser mon attention sur ses questions et à répondre en français cohérent (mais certes en geek correct). D'autant plus que, réparant une installation de Kubuntu qui avait foirée (sur une fausse manip de l'utilisateur), j'étais réticent à parler de plantage. Mais comme je ne manie pas la langue de bois, j'ai fini par lâcher le morceau.

Le journal est disponible sur le site de France 3 pour, à priori une semaine. Passé ce délai, je pense qu'il ne sera plus accessible sur le site. Pour ma part, je l'ai déjà archivé :-)

dimanche 4 mai 2008

Confier à PostgreSQL la gestion de la base musicale d'Amarok

Si MySQL est probablement la base de données libre la plus populaire, du moins la plus connue, ce n'est pourtant pas, et de loin, la plus évoluée ni la plus puissante. En effet, PostgreSQL lui dame le pion sur bien des points. Comme ce n'est pas le sujet de cette note, je ne m'étendrai pas sur cette affirmation génératrice de bons gros trolls velus, mais je reste à la disposition de tout personne que ces propos auraient choqué, pour peu qu'elle se soit un tantinet renseignée sur le sujet avant de monter sur ses grands chevaux. Le site principal de PostgreSQL est un bon point de départ pour savoir de quoi on parle.

L'idée est de cette note est de détailler les étapes à suivre pour paramétrer Amarok afin qu'il gère dans une base PostgreSQL la liste des fichiers musicaux que vous avez téléchargés librement et légalement sur Jamendo, Dogmazic, Pragmazic, Magnatune, Revolution Sound Records

Il faut bien évidemment commencer par installer les paquets ad hoc. Un serveur (logiciel) de bases de données est la base des architectures client-serveur traditionnelles. Pour les mettre en œuvre, il faut installer le logiciel serveur sur un ordinateur que l'on appellera … serveur (ce qui contribue à générer de la confusion entre les machines serveurs et les logiciels qui fournissent des services que ces machines hébergent). Et il faut également installer sur chaque poste client (une station de travail donc) la partie cliente de PostgreSQL, afin que celle-ci permette la connexion au serveur (de bases de données bien sûr, je sais que vous suivez ;-) ).

Ainsi, sur la machine serveur, il faudra installer les paquets postgresql-8.3, postresql-common et posgresql-client-8.3. Oui, on installe aussi le dernier paquet, dédié client, sur le serveur : d'une part les dépendances semblent l'exiger et d'autres parts, rien n'est plus conseillé que cela, afin de pouvoir administrer le serveur sur la machine où il tourne. Sur le client, il suffira d'installer postgresql-client-8.3 et postgresql-client-common. Si vous n'avez pas plusieurs machines pour installer tout ça, ou que vous ne voulez ni contribuer au réchauffement climatique plus que de raison en faisant tourner plusieurs PC, ni plomber votre facture d'électricité, vous pouvez tout comme moi installer le tout sur une seule machine : ça marche très bien évidemment.

Une fois le logiciel installé, il nous reste la configuration. Allons-y…

Par défaut (sous Kubuntu), un utilisateur postgres est créé : il s'agit de l'administrateur de PostgreSQL. Il est à PostgreSQL ce que root est aux Unix. Pourquoi créer un deuxième compte alors, et ne pas confier à root le soin de gérer le moteur de bases de données ? Et bien parce qu'on ne mélange pas les torchons avec les serviettes ! (Les Sysadmins et les DBA feront leurs tris ;-)) Chaque discipline correspond chacune à tout un panel de compétences suffisamment touffues pour que l'on distingue clairement deux métiers : les administrateurs système et les administrateurs de bases de données. Mauvaise langue, je rajouterai que l'on peut encore en voir parfois, mais ils deviennent rares sous nos contrées à l'heure où de nombreux Directeurs de Service Informatique élaguent leur troupe à la faux, afin de donner du travail aux petits Indiens de Bengalore qui ne réclament que 200€ par mois. Ces DSI sont mêmes félicités chaudement par tel ministre ou tel sénateur pour contribuer au rapprochement culturel de nos deux pays. Quelle belle société que la nôtre, n'est-ce pas ? Mais revenons à nos moutons, je m'égare sur un sujet qui certes me tient à cœur mais qui me prend aussi la tête…

Il nous faut donc nous connecter en tant qu'utilisateur postgres. Sachant que root peut prendre l'identité de tout utilisateur et que notre Super-Utilisateur (le premier compte créé sur une Kubuntu) peut prendre l'identité de root, cela ne va pas être difficile. Voyons cela :
sunwukong@kubuntu:/tmp $ sudo -u postgres sh
[sudo] password for sunwukong:
postgres@kubuntu:/tmp $

Une fois connecté sous postgres, on crée un nouvel utilisateur : amarok

postgres@kubuntu:/tmp $createuser -DRS amarok

On crée ensuite une base de données amarokDB que l'on dédiera à l'application Amarok :
postgres@kubuntu:/tmp $createdb -O amarok amarokDB

Il ne reste alors plus qu'à renseigner les différents champs dans l'écran de paramétrage d'Amarok :

Bonne écoute :-) !