SunWukong's Blog

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vendredi 8 mai 2009

Problèmes de souris dans les jeux basés sur OpenGL

Urban Terror, Tremulous et tant d'autres jeux sont d'excellents défouloirs.

Malheureusement, j'avais un problème constant au lancement de ces jeux : le curseur de souris avait des mouvements incohérents, en général se calant sur la gauche ou la droite de l'écran et ne bougeant plus que verticalement.

Google a été mon pote une fois de plus, mais la recherche a été longue. Alors autant mémoriser ici la solution :

# Règle le problème de souris dans les jeux OpenGL
export SDL_VIDEO_X11_DGAMOUSE=0

And this might help other fellows as well searching with the right keywords : opengl game linux mouse problem xinerama nvidia

And now, back to game :-)

dimanche 1 février 2009

Compiler Code::Blocks

Code::Blocks est un environnement de développement orienté C++, multi-plateforme, qui supporte de nombreux compilateurs parmi lesquels GCC/MingW, MSVC, Open Watcom, etc… Cet IDE est lui-même sous licence GPL v3.

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mercredi 6 août 2008

De sacrés imbéciles…

Quand on veut diriger quelque chose, un projet, un pays, il faut savoir s'entourer des bonnes personnes, d'experts capables d'analyser une situation, capables de proposer des solutions. Charge ensuite au leader de décider de la direction à prendre et de définir l'attribution des tâches.

Aujourd'hui en France, les médias font l'incroyable découverte suivante, issue d'un tout récent communiqué de l'INSEE, l'un des principaux outils de mesure du gouvernement : les Français travaillent bien plus de 35H par semaine !!! Incroyable ! Les exploitants agricoles arrivent en tête avec, de mémoire, une soixantaine d'heures, puis les artisans et les chefs d'entreprise (les vrais, hein, ceux qui gèrent leur entreprise, pas les guignols qui ont juste un mandat et un parachute doré pour les remercier de leur incompétence le jour venu). Suivent encore les cadres avec 44H, les employés avec 38.5H, et enfin les ouvriers avec 37.8 H. En gros, tout le privé travaille déjà plus de 35H depuis belle lurette, et une grande partie plus des 39 heures hebdomadaires qui rythmaient la semaine avant l'arrivée d'Aubry.

Cela m'amène la réflexion suivante : de deux choses l'une, soit c'est l'incroyable découverte de la semaine et dans ce cas le président est entouré de sacrés imbéciles qui n'ont pas été foutus d'analyser correctement la situation avant de passer, par exemple, la limite de travail des cadres à 282 jours annuels. Soit les conseillers du gouvernement le savaient déjà et ces sacrés imbéciles nous prennent pour des cons en pulvérisant notre qualité de vie à grand coup de sabres dans le droit social.

À mon humble avis, ce sont de sacrés imbéciles.

samedi 2 août 2008

Vidéo numérique

Je voudrais stocker les liens suivants afin de ne pas les égarer et les retrouver facilement.

Ces liens sont liés à deux formats vidéos : l'AVCHD qui produit le camescope Panasonic que j'ai offert à ma chérie et le format 3GP que reconnaît mon terminal gsm à base de système S60.

TsRemux permet de (to remux) remixer la video AVCHD en TS/M2TS. Si j'ai bien compris, on garde exactement le même encodage et on change juste le container. L'encodage de l'AVCHD est h.264, du mpeg4 donc. Les fichiers ainsi remuxés sont lisibles directement par le boitierHD livré avec une Freebox v5 (merci Free !).

Fraunhofer le labo d'où est sorti le mp3, alias mpeg-1-layer-3 dans les années 90. Ils ont quelques outils pour traiter de l'avchd.

Wesley-Bailey propose un tutoriel et des liens pour convertir du ts/m2ts an avi.

Stéphane propose lui un script pour convertir une vidéo en 3GP, ainsi que Baptiste chez Aozeo

Voilà, c'est dans la boite ! Je compléterai au besoin.

dimanche 27 juillet 2008

Gérer Cups via son interface web

Le gestionnaire d'impression libre et à sources ouverts CUPS qui équipe une majorité de systèmes Unix (dont les Apple Mac OS X, bien que Apple le passe sous silence) offre une interface web pour sa configuration. Sous Ubuntu, l'accès à une option de configuration (et donc d'administration) provoque l'ouverture d'une boite de dialogue dans laquelle l'utilisateur doit indiquer ses informations d'authentification. Problème : l'accès est refusé !

La solution : elle est simple et c'est la bonne nouvelle :-). Mais s'il y a une bonne nouvelle, c'est qu'il y en a une de moins bonne.

Comment faire alors ? Et bien il suffit de rajouter « cupsys » sur la ligne « shadow » dans le fichier /etc/group, tout simplement. L'édition de ce fichier de configuration se fait en tant qu'administrateur de la machine c'est à dire via sudo, kdesu ou gksudo, suivant que l'on utilise la console, KDE ou encore GNOME. Une fois le fichier sauvegardé, il convient de stopper et de relancer le gestionnaire d'impression pour qu'il relise la nouvelle configuration. En ligne de commande, cela se fait avec la commande :

 $ sudo /etc/init.d/cupsys restart

Ceci fait, on peut désormais administrer Cups via son interface web sur http://127.0.0.1/631

Et la mauvaise nouvelle ? Toute solution de facilité en terme de sécurité induit forcément une augmentation du risque. La solution mise en œuvre ici n'y coupe pas et c'est sûrement pour cette raison que l'administration de Cups via un navigateur n'est pas autorisée par défaut. Néanmoins, dans le cadre d'un réseau domestique…

Remarque finale : Pourquoi un Kubuntiste utiliserait-il l'interface web de Cups alors que KDE possède une sympathique application de configuration permettant d'ajouter une nouvelle imprimante avec une main dans le dos et quelques clics ? Et bien parce que, plantage après plantage, au même moment de l'installation, à savoir le tout dernier clic validant la séquence, l'application plante et l'imprimante n'est pas ajoutée, comme elle avait pu l'être auparavant (cf un billet antérieur). Aussi, j'ai voulu tester avec cette autre interface. Et ça marche :-)

Quant à l'erreur survenue à l'aide de l'outil de configuration de KDE, voici le message du noyau, pour qu'il en reste quelque chose :

 21844.472678 audit(1217175122.366:13): type=1503 operation="socket_create" family="ax25" sock_type="dgram" protocol=0 pid=24848 profile="/usr/sbin/cupsd" namespace="default"
 21844.472711 audit(1217175122.366:14): type=1503 operation="inode_permission" requested_mask="::r" denied_mask="::r" name="/proc/net/ipx/" pid=24848 profile="/usr/sbin/cupsd" namespace="default"

mardi 8 juillet 2008

Travailler plus pour gagner moins : ils l'ont fait, les enculés !

L'instant est solennel : j'exprime par la présente mon plus profond mépris à tous les députés ayant voté hier pour le passage de 217 à 235 jours de travail annuels, sans que d'ailleurs ce chiffre soit une véritable limite. Que si un heureux hasard amenait l'un d'entre eux à lire ces lignes, qu'il sente un gros crachat binaire s'écraser sur son œil gauche et couler doucement, gluant et chaud, le long de sa face de requin, lui le vil parasite du système, incapable d'avoir la dignité de s'auto-réformer avant de réformer les autres…

Que ceux qui se sont abstenus subissent le même sort.

Que les résistants soient remerciés : courage, plus que quatre ans à tenir !

Edit 11/07/2008
Il semblerait même que le maximum soit de 282 jours annuels. Les bras m'en tombent devant la concentration de connerie que cette idée et son adoption doit nécessiter ; c'est inhumain d'être aussi stupide…
Pour l'heure, les sénateurs sont le dernier rempart à cet assaut des forces du mal. On croise les doigts mais l'espoir est faible.

Edit 27/07/2008
Et bien le texte est voté. Il n'y a plus qu'à espérer que la rentrée sera chaude. Burn baby, burn…

Ingrid au travail

Lors du méga-show médiatique mettant en scène le retour à la vie civilisée d'Ingrid Bétancourt, le commentaire d'un journaliste m'a fait sursauter : « Elle n'aura pas de mal à retrouver un emploi ! ».

Ben tiens ! Aucun doute là-dessus… Mais toi le lecteur qui lit en passant, n'imagine pas qu'après six ans sans bosser, au chômage, en vacances ou en maladie, n'imagine pas une seule seconde qu'il en sera de même pour toi.

dimanche 22 juin 2008

Lettre à M. le directeur du supermarché Carrefour d'Antibes.

Objet : Réclamations

Mougins, le 22 juin 2008

Monsieur le directeur,

Désagréable surprise hier en passant les caisses de votre supermarché : le pack (5l + 1l) d'huile Elf 5W40, étiqueté 16.80€, m'était facturé plus du double à 39.90€. Après s'être renseigné, le caissier m'a annoncé que le prix de 16.80€ correspondait au pack d'huile 15W40, et que celle que j'avais choisie, contraire­ment à l'étiquette, était bien à 39.90€ dans la base de données. Il m'indiquait alors l'accueil où je pouvais me faire rembourser. Même scénario à l'accueil, où l'hôtesse a fait demander le responsable de rayon : un type tellement sûr de lui et de son collègue de travail qu'il écartait d'emblée toute erreur de leur part. Bigre, le personnel de Carrefour serait-il inhumain ? Rassurons-nous, en omettant toute forme d'excuse, il n'a pas fait illusion longtemps.

Il me semble toutefois que le code de la consommation est clair sur ce point : les articles doivent-être vendus au prix annoncé/affiché. Je vous serais gré de bien vouloir m'expliquer pourquoi je n'ai pas pu acheter ce produit au prix indiqué et ai dû me faire rembourser.

Et tant qu'à vous écrire, je voudrais vous poser une autre question n'ayant pu obtenir de réponse satisfaisante du vendeur qui m'abordait hier au rayon Micro-ordinateur, pendant que j'étudiais votre offre en ce domaine. Alors qu'il me proposait un ensemble : ordinateur portable Asus (ma marque préférée) et un système Windows Vista, je lui demandais le prix de l'ordinateur seul, sans Windows Vista. Sa première réponse a été instantanée et éloquente : acheter chez vos concurrents ! Bigre… Quel vendeur ! Il paraît pourtant que votre magasin fait des bénéfices record ? Un instant plus tard, le temps peut-être d'imaginer une éventuelle commission lui échapper, il m'indiquait que je pouvais aussi acheter l'ordinateur et écrire à Microsoft pour me faire rembourser ! Que viendrait faire l'éditeur américain dans un acte de vente entre un consommateur français et un supermarché antibois ?

Le code de la consommation, toujours le même, interdit la vente liée d'un bien (ordinateur portable Asus) et d'un service (logiciels comme Windows Vista), sans que l'on ne puisse acheter l'un des deux séparément, et oblige l'affichage des prix séparés et des conditions de vente. N'ayant rien vu de tout cela dans votre rayon, je vous serai gré de bien vouloir me renseigner sur les informations suivantes qui auraient dû être affichées :

  • Comment puis-je acheter au supermarché Carrefour Antibes un ordinateur portable Asus sans logiciel ?
  • Combien vendez-vous les licences de Windows Vista seules, sans ordinateur ?
  • Et bien-sûr, avant d'acheter, je souhaiterais consulter (que vous me fassiez parvenir ?) le contrat de licence détaillé des Windows Vista que vous vendez, afin de savoir quelle est l'étendue des services proposés (J'imagine volontiers que vous-même lisez vos contrats avant de les signer).

Dans l'attente de ces utiles précisions de votre part, je vous prie, monsieur le Directeur, de recevoir l'expression de mes salutations distinguées.

P.S.: Ces points de consommation courante intéressant de nombreuses personnes et n'ayant pas de caractère privé/confidentiel, je vous informe que j'ai publié cette lettre sur mon blog et où je compte également publier votre réponse.

Edit du 27/07/2008 : Ça n'est pas vraiment une surprise : aucune nouvelle de M. le directeur du supermarché. Je fais suivre à l'Antenne départementale de la DGCCRF.

dimanche 25 mai 2008

Microsoft : quel avenir après l'ère Bill Gates ?

La lecture d'un article de ZD-Net m'amène la réflexion suivante, que je voulais partager ici.

Il y a encore 30 ans, un ordinateur valait une fortune. Bill Gates a réussi à revendre à IBM un OS acheté à un tiers (déjà!), rebaptisé MS-DOS, en se faisant payer une petite licence pour chaque appareil vendu.

Aujourd'hui, Windows représente 20% environ du prix d'un PC moyen (valeur approximative d'après les derniers remboursements obtenus par des particuliers auprès de tribunaux). C'est beaucoup.Énorme même ! Mais ce systèmes doit coûter une fortune à développer et à maintenir. À côté, on a un choix de plus en plus large d'OS : GNU/Linux, BSDs, openSolaris, techniquement certainement plus avancé et plus robuste, et dont l'accessibilité est aujourd'hui pour tous. Ces systèmes ont un coût de développement qui est mutualisé, partagé par de nombreuses entreprises.

Alors la suite est inévitable : demain Microsoft ne pourra plus assumer à lui tout seul le coup de développement de Windows et devra l'ouvrir. Je serai surpris qu'il l'ouvre à tout le monde, et préfère penser qu'il l'ouvrira à quelques riches partenaires qui partageront l'addition avec le gâteau. MS-Office pourrait ne devenir qu'un gros plugin payant pour OpenOffice, offrant les 3 fonctionnalités sur MS-Office propose en sus d'OpenOffice, ceci afin de limiter les frais.Comme le laissait entendre Linus Torvalds, la fin de Microsoft n'est pas un but en soir, juste une conséquence.

Quant à l'empire Microsoft, à n'en pas douter, il est en train de commencer à vaciller, comme avant lui AT&T ou IBM. La révolution informatique est derrière nous. Tous nos foyers sont interconnectés sur le Net (en dehors des résistants volontaires et des malheureux laisser-pour-compte du Tiers-Monde). Un ordinateur ne vaut plus grand chose, les logiciels non plus et idem pour l'accès à l'Internet. La révolution a eu lieue, j'étais content d'être là :-) Au niveau informatique : matériel, logiciel, infrastructure, tout existe ou presque, tout a été inventé ou presque : la suite ne sera qu'évolutions et il faudra attendre un bon moment avant la prochaine révolution, comme le monde a attendu longtemps entre Gutemberg et l'Internet. Certes, tout va plus vite et la prochaine révolution pourrait être dans 30 ans, mais ces 30 ans paraîtront long à certains.

Et quelle sera la prochaine révolution ? Je pense qu'une prochaine Évolution va décentraliser les systèmes d'exploitation. Le logiciel installé sur l'ordinateur de demain aura pour fonction de gérer les interactions avec l'utilisateur (clavier, écran, souris, et les futurs périphériques), la mémoire vive, les processus, la couche réseau (si cela ne se retrouve pas empaqueté dans une puce dédiée ultra-rapide) et ... les services. Des services distribués sur l'ensemble du Net tels qu'un besoin de en calcul important pourra solliciter de façon transparente de nombreux ordinateurs, « à l'insu du plein gré » de leurs utilisateurs. Quant à la prochaine Révolution, elle pourrait être la fusion de l'homme avec la machine : l'individu directement branché par influx nerveux sur un modem connecté à l'Internet. L'idée n'est pas nouvelle, loin de moi l'idée de me l'approprier, juste de la situer dans le temps. Bientôt.

mercredi 14 mai 2008

Impression sous Linux avec HP et Canon

Il faut décidément que je me fasse un billet pense-bête sur lequel je pourrais retrouver ma configuration d'impression, parce qu'à chaque fois, je recherche les mêmes infos encore et encore… En plus, cela pourra peut-être aider quelqu'un…

Bon alors, c'est parti !

Tout d'abord, la HP Laserjet 4M Postscript, branchée sur le serveur d'impression du routeur :

Ensuite, la Canon i865 branchée sur le port USB de la Freebox V5 (Merci Free :-) ) :

À ce stade, impossible de ne pas mentionner une fois de plus que Canon est le chantre du logiciel libre :-( Une vraie plaie… Et à n'en pas douter, si des pilotes d'impression existent, ce n'est que grâce au travail d'ingéniérie inverse de programmeurs passionnés qui ont voulu faire fonctionner l'imprimante qu'ils avaient achetée à Canon avec du vrai argent sous le système d'exploitation qu'ils ont choisi : Linux ou BSD, et pas celui qu'on impose à tout le monde.

Un pilote d'impression à peu près fonctionnel pour la i865 est le « Canon S630 ».
Pour arriver là, on choisira « Autre type d'imprimante » puis « AppSocket/HP JetDirect » en indiquant mafreebox.freebox.fr dans le champ URI (à la place de socket), puis prendre le pilote Canon S630 et Foomatic + bj8pa06n.upp 'recommandé)

Nota : Dans les cas, on modifiera la taille de la page d'impression dans la configuration des pilotes en optant pour A4 à la place de letter.

P.S. : The Open Printing Database est aussi une excellente source de référence pour savoir quel pilote utiliser, avec quelle imprimante.

lundi 12 mai 2008

Orange, partenaire des spammeurs

Il y a quelques semaines, poussé ma chérie, j'ai pris un abonnement GSM. Je me demande bien d'ailleurs à quoi il me sert. Mais bon, ce que femme veut…

Après une après-midi passé à étudier l'état des lieux en matière de téléphonie mobile, après avoir vu que l'offre Linux ne serait vraiment disponible que dans 6 à 12 mois, après avoir exclus d'emblée les téléphones estampillés « Microsoft inside », j'ai décidé de prendre un téléphone tournant avec le système Symbian S60.

Dernier paramètre : l'opérateur. Orange ayant une offre intéressante à ce moment-là, je me suis fait violence en signant chez eux, avec un Nokia E65 pour 1€. À ce prix-là, on peut avoir un terminal GSM qui fait autant de choses qu'un iPhone. C'est cool non ?

Après cela, il n'a pas fallu attendre plus d'une dizaine de jours pour que je commence à recevoir des SMS d'arnaques téléphoniques du genre « J'ai absolument besoin de te joindre, rappelle-moi au 0892XYZ. » Pourtant, je n'avais alors communiqué mon numéro qu'à deux ou trois correspondants, dans l'impossibilité morale de communiquer mon numéro à des spammeurs-arnaqueurs.

Reste Orange…

vendredi 9 mai 2008

Journées Python 2008

Python est un langage de programmation relativement simple à apprendre (sûrement l'un des meilleurs, voire le meilleur, pour apprendre à programmer) qui permet de développer absolument tout type de programmes : des applications lourdes classiques, des applications client-serveur, des applications Web et même de simples scripts. Comme Python est fourni avec les piles, on peut vraiment tout faire avec : des applications de gestion, des jeux, des serveurs, des interfaces graphiques, des programmes de simulation, de la robotique,… De plus, Python s'insinue partout : dans les PC Linux, il est installé en standard dans les machines d'Apple, il est sous Windows, il est dans mon téléphone Nokia S60, il est dans des machines virtuelles Java, dans les machines virtuelles Microsoft CLR.truc.Net, il est même dans des satellites autour de la planète (mais pas sous Windows car personne n'est là-haut pour appuyer sur CTRL+ALT+SUPPR ! )

Devant cette ubiquité, les grandes entreprises qui préparent l'informatique de demain s'arrachent les gourous du langage Python : Guido van Rossum, créateur du langage et dictateur bénévole à vie de son développement, a été recruté l'an dernier par Google. Ted Leung et Frank Wierzbicki viennent d'être embauché par Sun Microsystems.

En France, l'association francophone Python (AFPY) assure la promotion du langage et organise le week-end prochain, les 17 & 18 mai 2008, une série de conférences et d'ateliers autour de la technologie Python. Cerise sur le gâteau : alors que pour assister à ce genre d'événements il faut débourser jusqu'à parfois des milliers d'euros, l'entrée Pycon 2008 est libre et gratuite ! Et si vous ne pouvez pas vous rendre sur place à la cité des Sciences et de l'Industrie à Paris, ou que vous n'avez pas envie d'aller à Paris (ce qui est ma foi bien légitime), sachez que l'ensemble des conférences seront disponibles en direct sur le web et en téléchargement par la suite. Si vous pensez qu'avec une organisation pareille, Python doit être un langage extraordinaire, vous avez tout bon !

Après un dernier lien vers les programmes des festivités, il ne me reste plus qu'à vous conseiller la lecture d'un très bon livre en français très didactique sur Python, disponible gracieusement sur le Web de par la volonté de son auteur : Apprendre à programmer avec Python.

C

Petite surprise dans Hardy Heron

Juste un mot en passant pour souligner un bon point dans la nouvelle version de Kubuntu : Hardy Heron.

Pour faire plus "moderne" et ne pas effrayer l'utilisateur lambda, les distributions Linux proposent depuis quelques temps une image de démarrage avec une petite animation pour laisser comprendre que la machine n'est pas plantée et qu'elle est en train de démarrer. Avant cela, on avait à tas d'informations de démarrage (toujours accessibles dans /var/log/dmesg) qui permettaient de suivre l'évolution du boot si l'envie nous en prenait. D'ailleurs un bon copain (salut Philippe ;-) ), passionné par l'informatique non passionnante du vulgus OSsus, me disait en voyant cela que Linux n'avait pas dépassé le stade du DOS. C'est fou ce que l'ignorance et une formation informatique insuffisante (car biaisée) peuvent amener à raconter. Ce qui me chagrine un peu, c'est que le Philippe est professeur des écoles d'une part, et d'autre part, qu'il est le plus compétent de son entourage professionnel, plusieurs établissements à la ronde. Attention, que l'on ne fasse pas dire ce que je n'ai pas dit : il est calé sur son système. Mais malheureusement, peut-être de peur de remettre en question ses acquis, il s'enferme dans son monde déjà fermé et verrouillé. Enfin, c'était déjà il y a 4 ou 5 ans, et si Linux a fait beaucoup de progrès, il en a peut-être fait aussi :-)

Tout ça pour finir par dire ce que je voulais : si ce démarrage graphique était plus séduisant, il avait l'inconvénient de masquer les opérations en cours. Et par défaut, Linux vérifie automatiquement ses systèmes de fichiers de type ext2 et ext3 : sous Ubuntu, tous les cycles de 30 montages/démontages. Et alors, la phase de démarrage est beaucoup plus longue, sans raison apparente. Il m'est même personnellement arrivé de rebooter le PC pensant qu'un truc avait foiré pendant le boot (ma plateforme matériel n'est pas super stable et plante de temps à autre au démarrage, phase BIOS, ou à l'extinction).

Mais désormais, je viens de le voir, cette normale et conseillée phase de maintenance est illustrée par une espèce de compteur, permettant de comprendre ce qui se passe et de patienter en ayant l'assurance que tout se passe bien. Cool :-)

jeudi 8 mai 2008

Aux USA aussi, le prix de l'essence atteint des sommets !

Comme on peut le voir sur la photo ci-dessus, le prix du pétrole atteint des sommets, même aux États-Unis !

À 3.899, ça fait cher le litre de sans-plomb, même en dollar !

Imaginez un peu combien ça fait en euros : 3.899 ÷ 1.5418 au cours du jour = 2.529 € ! La vache !!! On en a de la chance n'est-ce pas ?

Sur ce, je vous laiss… hein ? Quoi ? Ah ? Les Étasuniens n'utilisent pas le système métrique ? Oui, peut-être, ça me rappelle quelque chose… Ils n'utilisent pas le litre alors, mais ils utilisent quoi ? Le gallon ? Ça fait combien de litres, un gallon ? 3.78 litres ! Ha bon… Alors il faut reprendre le calcul pour mieux comprendre…

1 gallon = 2.529 €
3.78 litres = 2.529 €
1 litre = 0.669 €

Alors avec ce que rapporte cette $@#&$%*@ de taxe TIPP, je pense qu'il faut être sacrément gonflé et/ou incompétent pour imaginer réduire le déficit du pays en supprimant la carte « Famille nombreuse » ou en supprimant le ridicule remboursement par la Sécurité Sociale de l'optique et du dentaire !

D'ailleurs si votre pouvoir d'achat vous autorise un petit extra, je peux vous conseiller un excellent livre, facile et rapide à lire, à offrir au Président français.
C

La France n'est plus le Pays des Droits de l'Homme...

An de grâce 2008
An 1 de l'épreuve du quinquennat de Sarkozy 1er.
La France abandonne ses valeurs et foule aux pieds les Droits de l'Homme...

Alors que tous les yeux français sont fixés, dirigés, manipulés, sur la répression chinoise contre les indépendantistes tibétains ( ami lecteur, une minute de silence en mémoire des dizaines de kanaks indépendantistes tués par les militaires français lors de leur insurrection en Nouvelle-Calédonie en 1988. Et puis deux minutes de silence pour tous les gendarmes tués lors de cet événement, victime du Devoir), alors que les Français voguent d'un pont du mois de Mai à un autre, le gouvernement passe au Conseil d'État un projet de loi qui suit les recommandations du rapport Olivennes (monsieur Fnac) qui prévoit une suspension de l'accès à l'Internet de douze mois pour les internautes soupçonnés d'avoir téléchargés illégallement des œuvres intellectuelles protégées contre la copie[1]

Il faut savoir que ce genre de « punition » ne serait pas infligé par un juge, arbitre suprême de la démocratie. Non… La sentence serait prononcée par une entreprise privée quelconque, financée par les maisons d'édition. Les internautes accusés auront été « pris la main dans le sac » par une autre société privée qui aura fait le lien entre un fichier téléchargé et une adresse IP attribué à un abonné à l'Internet. Que l'internaute abonné soit ou non la personne qui a téléchargé, à priori peu importe. On coupe l'accès ! Si votre conjoint(e) télécharge, vous-même n'aurez plus d'accès. Si c'est votre fils idem ! Si c'est le copain de votre fille, passé à la maison un samedi après-midi pendant que vous êtes partis remplir le frigo, c'est pareil ! Si c'est un vilain pirate qui a piraté votre réseau sans fil WIFI protégé par WEP (ça se casse en quelques secondes avec des outils tout faits), c'est vous qui trinquez ! Et du coup, toute la famille : le genre de punition collective des siècles passés.

Cerise sur le gâteau : on commence à importer un style de justice d'outre-atlantique que je n'ai jamais réussi à comprendre et qui m'horripile : si vous reconnaissez les faits, votre peine est divisé par deux. Donc si un tiers a téléchargé via votre connexion, vous avez la possibilité de vous accuser pour réduire de moitié votre coupure du Web. Qui plus est, durant la coupure, vous restez abonné et payé votre abonnement ! La prochaine étape, ça pourrait être de dénoncer son voisin qui télécharge ! Pour chaque personne dénoncée, vous gagnez un mois d'abonnement à l'Internet ! Youpi ! Vive Olivennes, vive Albanel, vive Sarkozy, vive la France ! Et revive Vichy !!! ça m'écœure…

Et ailleurs ? Et bien le jour où ce projet est passé à l'Assemblée Nationale, où il a été adopté par une majorité de représentants de l'industrie des médias du Peuple, il se trouve que les Députés Européens se mettaient d'accord pour affirmer qu'au début du XXIème siècle, couper l'accès à l'Internet à un citoyen europèen, c'est le priver d'une partie de ses Droits de l'Homme.

Décidemment, on va droit dans le mur…

Notes

[1] Il est toujours bon et souvent nécessaire de répéter que les œuvres intellectuelles ne sont pas nécessairement protégées contre la copie. C'est notamment le cas des logiciels libres, œuvres intellectuelles à part entière, dont la copie et la diffusion sont au contraire fortement recommandées ! Il en est de même avec de plus en plus d'artistes qui diffusent leurs œuvres sous licences Creative Commons, sur des sites comme Jamendo et bien d'autres.